Play Time

Publié le par the idiot

Play Time
(1967)
Jacques Tati
Jacques Tati, Barbara Dennek

Play Time



               Alors que Monsieur Hulot se perd dans les labyrinthes bureaucratiques de bâtiments modernes où il a rendez vous avec un homme, une jeune touriste américaine découvre un Paris ultramoderne dans le cadre d'une visite guidée. A la recherche du Paris tel qu'elle se l'imaginait elle s'égare parfois de son groupe mais quelqu'un veille systématiquement à la ramener dans le droit chemin.
               Si la première demi-heure du film prend son temps ce n'est au final que pour mieux mettre en place la succession de gags qui vont suivre que ce soit lors de la visite d'un salon de meubles destinés à séduire des acheteurs avides d'une modernité insipide ou de la scène hilarante (qui dure une heure) du restaurant chic dont la soirée d'ouverture tourne rapidement à la catastrophe sous l'impulsion de Hulot et d'une poignée de personnages anticonformistes.
               Dans Play Time, Tati prend un malin plaisir à décrire une société hyper organisée et sans saveur dont Hulot va dérégler la mécanique prétendument bien huilée par une succession de gaffes et bien malgré lui. Il insuffle aussi à son film, tout comme il l'avait déjà fait dans Mon oncle, une nostalgie d'un monde auquel appartient Hulot. Une nostalgie véhiculée par la jeune américaine dont les rêves brisés d'un autre Paris se reflètent dans les vitres des bâtiments administratifs que se contentent de visiter les groupes de touristes comme les hommes d'affaires.

Publié dans Cinéma

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Bruce Kraft 30/01/2010 09:06


Je connaissais les "vacances de Mr Hulot" mais pas celui-ci...quel ignare je peux faire!!


the idiot 30/01/2010 12:26


Un grand fil à découvrir, mec! Il vaut vraiment le coup.


coltrane 26/01/2010 18:55


Le chef d'oeuvre de Tati mais un échec commercial...
Je suis un fan absolu de ce film, un des rares tourné en 70 mm comme le Shining de Kubrick...


the idiot 28/01/2010 15:08


J'aime aussi beaucoup Les Vacances de M. Hulot, mais celui-ci est peut-être bien son chef d'oeuvre.