It's only 2011

Publié le par the idiot

Bonne année chers lecteurs


Santa

 

Récits d'un voyage dans les méandres de la culture
vol. 16


Tandis que les fêtes se terminent, que les sapins mourants agonisent le long des trottoirs et que nous entrons dans une nouvelle décennie, certaines choses ne changent pas. D’une, je suis toujours aussi con, misanthrope et intolérant, et ne vous attendez pas à de bonnes résolutions de ma part. De deux, je crois toujours obstinément en l’utilité de ce que je fais sur ce petit espace s’il n’y a ne serait-ce qu’une seule personne qui y trouve son compte, qui y découvre un film ou une autre approche du cinéma. De trois, je ne me lasse pas d’écrire alors mes élucubration continueront à polluer le web 2.0 tout au long d’une année 2011 qui s’annonce plutôt désopilant aux niveaux financiers et politiques. Je sens que la crise et les échéances électorales de 2012 n’ont pas fini de de nous faire marrer.

The Waste Land de cette année sera donc à l’image de son passé ; un territoire peuplé de mes découvertes cinématographiques et littéraires les plus intéressantes, avec peut être une pincée virile de Pénix de temps en temps (aussitôt que j’aurais récupéré le matos pour bosser dessus de nouveau). Mais la continuité n’exclut en rien une évolution et si 2010 m’aura vu m’efforcer de travailler un peu plus mes articles – après tout j’écris pour le plaisir alors autant m’appliquer – ceux de 2011 seront en grande partie consacré à trois réalisateurs que j’estime très importants et sur lesquels j’avais envie de revenir, pour le plaisir de revoir leurs films et de les faire découvrir. Ce sont Koji Wakamatsu, Andrei Tarkovski et Pier Paolo Pasolini.

Project 11

Ma découverte de Wakamatsu date d’il y a quelques mois seulement et j’ai bien l’intention de poursuivre l’exploration de sa filmographie très dense. J’essaierai de chroniquer un maximum de ses films, du moins ceux sur lesquels j’arriverai à mettre la main. Son militantisme est toujours d’actualité et c’est un artiste dont le retour sur les devants de la scène est un bon signe en ces temps où la bienséance règne. Autre révolté viscéral, Pasolini. J’ai vu la majorité des films du poète, romancier et réalisateur italien, mais c’était bien avant l’époque où j’ai commencé à rassembler ici mes pensées et autres expériences. C’est un personnage qui me fascine au plus haut point pour son intégrité tant au plan artistique que politique et dans l’œuvre duquel j’ai subitement l’envie de me replonger. Tarkovski, enfin, est sans doute l’un des plus grands poètes qui ait entrepris de faire des films et, tout comme Pasolini, je n’ai plus revu ses films depuis un certain temps. L’écriture me permet de mieux comprendre les raisons pour lesquelles j’apprécie les œuvres et le cinéma du Russe est un sujet vaste et tentant.

True GritLe projet est donc de chroniquer autant que possible (et à mon rythme, c’est important) tous les films de ces trois réalisateurs au cours des mois à venir et de leur consacrer à chacun une page où l’ensemble de ces articles seront facilement disponibles. Ne vous inquiétez pas, je ne délaisserai pas pour autant le cinéma contemporain et un certain nombre de films prévus pour 2011 semblent très prometteurs. Encore faudrait-il que ces films aient la chance de trouver un distributeur capable de les faire projeter en salle. Les cinq films que dont j’attends le plus cette année sont donc, et dans l’ordre, The Turin Horse de Bela Tarr, Keyhole de Guy Maddin, Tree of Life de Terrence Malick, True Grit des frangins Coen et Drive de Nicolas Winding Refn. Rendez-vous d’ici quelques mois pour voir si toutes ces promesses auront été tenues. D’ici là, bonne année, bonne santé, et tout le tralala.

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Marc Shift 05/01/2011 12:57



Tu fais partie des 2 - 3 blogs qui m' interressent le plus, j' aime bien ton écriture et ce que tu traites, qu' on ne voit pas ailleurs en plus.


Donc je continuerais à te lire avec plaisir



the idiot 05/01/2011 20:33



Et ben merci pour les compliments, l'ami! Ça donne de la motivation pour continuer.



Marc Shift 04/01/2011 21:39



Tu m' intrigue beaucoup avec Wakamatsu, Pasolini y certaines oeuvres qui m' interressent bien, et pour Tarkovski vas y à fond, je connais pas et donc tu me permettras de découvrir......Merci The
Idiot (pas tant que ça)



the idiot 05/01/2011 10:38



Ça fait plaisir de savoir que tu continueras de me suivre! Enfin, juste un peu hein... Wakamatsu est un réalisateur très particulier, à la fois bossant dans un genre aussi codifié que
l'érotisme, politiquement engagé et très avant-gardiste, ça donne un mélange un peu détonnant. Si t'arrives à dégoter Quand l'embryon part braconner, je trouve que c'est vraiment un bon
point d'entrée dans son oeuvre.