Autodafés !

Publié le par the idiot

Souvenirs du pilon/Séance de rattrapage

 

Pilon

 

Récits d’un voyage dans les méandres de la culture

vol. 15

 

Je mets tout de suite fin à vos plaintes avant de vous laisser le temps de les émettre en gémissant tel le pauvre bétail en route pour l’abattoir (non que je vous compare à eux, chers lecteurs, loin de moi cette abominable idée). Je n’ai rien publié (quel palabre pleine de grandiloquence vous ai-je inscrit là !) depuis quelques semaines, mais j’ai de bonnes raisons (qui ne justifient d’aucune façon cependant ce ton hautain que j’ai adapté depuis le début de ce paragraphe et que je vais donc abandonner aussitôt, vous m’en serez reconnaissants) que je vais de suite vous exposer.

Voyez-vous, chers amis, j’ai entamé ces dernières semaines un long périple qui m’a amené à changer de département. J’ai ainsi délaissé le 92 pourtant si huppé pour les rivages lointains du quatre-vingts treize. Un autre monde vous dis-je ! Et voilà cette verbosité hautaine qui me reprend (non, je vous assure, ce n’est pas le contraire, la plume – le doigté des touches – m’a trop manquée). Bref, pour abréger ce récit qui, je le sens, menace de prendre le dessus et de déployer ses ailes d’albatros, disons en des termes plus prosaïques que j’ai déménagé à Montreuil-sous-Bois depuis un petit mois et que je viens seulement d’ouvrir ce portail magique qu’est Internet, rejoignant ainsi ce monde virtuel sans conséquence qui, pourtant, nous importe grandement à nous tous.

Où en étions nous ? J’avais revu Salo ou les 120 journées de Sodome de l’ami Pasolini, j’avais serré la poigne à Bret Easton Ellis (me faisant au passage dédicacer une première édition d’Imperial Bedrooms) et depuis, si je me souviens bien, c’est le silence radio. Et bien, figurez vous que depuis ces temps lointains, j’en ai lu, vu et écouté de belles choses et, ça tombe à pique (comme si je l’avais fait exprès), je vais vous en parler ici, là, maintenant. Mais avant toute chose, il faut que je vous fasse un aveu. Une confession. Mon (si beau) métier de libraire m’a conduit à une atrocité (de plus, vous diront certains). Ah oui, ça fait donc un mois que je trime à temps plein dans une librairie anglophone sur Panam. Mais, inutile de tourner autour du pot, il faut vite que je vous avoue tout. J’ai détruit une bonne centaine de livres. Et j’y ai pris un certain plaisir.

En librairie, comme dans tout commerce, une grande partie des produits reste invendue. Vous vous en doutez bien, ces articles invendus ne restent pas dans les stocks ad vitam aeternam, ils sont – bien souvent – retournés auprès de nos fournisseurs, les éditeurs, qui se chargent de nous en débarrasser. Les libraires français ont au moins la chance de savoir que les livres retournés seront recyclés par le Grand Pilon. Mais pour nous autres libraires étrangers, l’idée même de renvoyer nos produits auprès de nos fournisseurs paraît absurde. Les frais de port nous mèneraient à elles seules droit à la faillite et l’idée de porter des cartons de livres jusqu’à une benne de recyclage est, en elle-même, épuisante. Nous renvoyons donc simplement les couvertures de nos bouquins en échange de quoi nos fournisseurs nous remboursent notre investissement initial.

Mais avant de vous offusquer comprenez bien que c’est l’unique manière de laisser de la place aux nouveaux titres. Si, en France l’édition tourne autour de 60 000 nouveautés par an, l’édition anglo-saxonne approche quant à elle des 200 000 ! Tout faire tenir dans une petite librairie est de l’ordre de l’impossible. Pour ce qui est du plaisir lié à leur destruction évoqué tout à l’heure, je préfère vous renvoyer à un essai du génial et prolifique George Orwell. Bookshop Memories est un court récit dans lequel l’auteur de 1984 partage ses souvenirs d’employé de librairie, évoquant des situations dans lesquelles tout libraire se reconnaîtra immédiatement et qui permettra – je l’espère – aux autres (les clients) de comprendre pourquoi il peut nous arriver d’être désagréables de temps en temps (ne soyez pas mauvaises langues).

Je vous disais donc avant cette longue et inutile (mais je l’espère quand même pas tout à fait sans intérêt pour certains) digression que j’avais vu de belles choses ces dernier temps. S’il est un film que je vous conseille d’aller, non, plutôt de courir voir en ce début d’automne, c’est bel et bien cet ovni qu’est Kaboom du petit génie Gregg Araki, déjà auteur il y a quelques années de l’excellent Mysterious Skin. Je n’avais pas osé me pencher sur son film précédent mais celui-ci semblait plus prometteur, et comme vous pouvez le déduire de cette introduction élogieuse, le film tient ses promesses.

KaboomMélangeant à loisir slasher movie, teen movie, polar de série B et esthétique de série télé à la sauce nineties, Araki réussit à livrer une œuvre à la fois drôle et flippante, foutraque et pourtant précise, mais avant tout d’un délicieux ton apocalyptique. Sans budget faramineux, le réalisateur nous tient en haleine d’un bout à l’autre, profitant de la justesse de ses acteurs qui prennent un malin plaisir à faire vivre des personnages finement écrits, jouant du cliché mais néanmoins surprenants à chaque scène. Distrayant, esthétisant et réflexif, ce Kaboom au titre si évocateur est bel et bien l’un des films majeurs de l’année 2010 et laisse, au final, le spectateur complètement sur le cul et bouche bée. Comme quoi, nul besoin d’effets spéciaux mirobolants et d’un scénar saugrenu pour faire rire et réfléchir à la fois.

En ce qui concerne mes lectures, je suis en plein dans un certain nombre de choses en ce moment mais je voudrais rapidement évoquer deux œuvres complètement barjos que j’ai lu ces derniers temps. Pour commencer, il y a cette BD de Druillet et Demuth où l’influence lovecraftienne se fait fortement ressentir et qui s’intitule Yragaël. Ça ne servirait pas à grand-chose que j’essaie de vous en esquisser le récit alors je préfère essayer d’en donner mon impression de lecteur : Wow ! My God ! What the fuck ? Les illustrations sont sublimes et bigger than life. Hallucinogènes, elles nous emportent vers un monde onirique, appuyées par des textes d’un lyrisme venu d’ailleurs qui donnent au tout un souffle épique.

YragaelDans un autre genre, Zéroville de Steve Erickson est un livre qui n’est pas à la portée de tout le monde. Il faut avoir, pour espérer le comprendre, un solide bagage cinématographique car l’auteur s’amuse à décrire une scène, voir une actrice dans une scène, d’un film pour n’en donner le titre que cent vingt pages plus tard. J’ai personnellement eu du mal à suivre et pourtant, j’ai du voir au moins trois quarts des œuvres évoquées par l’auteur. Cependant, la réflexion sur le rôle que joue l’art dans nos vies et sur la puissance d’évocation du cinéma est pertinente et le bougre donne envie de voir la plupart des films qu’il inclut dans son récit tout en mettant au service de la littérature une grammaire cinématographique, y empruntant des techniques de montage et une narration très visuelle.

Attendez-vous donc à ce que je vous chronique bientôt Une place au soleil de George Stevens ainsi que La Passionde Jeanne d’Arc de Carl Theodor Dreyer. Mais d’ici là, courez voir Kaboom et achetez autant de livres que vous pouvez si vous voulez éviter qu’ils terminent leurs vies en papier mâché, en PQ ou au fond de la poubelle.

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Cachou 09/11/2010 19:31



En effet, un système qui a creusé comme jamais le fossé entre les pauvres et les riches, d'autant plus que les conditions de vie actuelles font que la pauvreté n'a jamais été aussi difficile à
assumer d'autant plus qu'elle touche de plus en plus de monde, et plus seulement le tiers monde (en Belgique, par exemple, 15% de la population est sous le seuil de pauvreté, fixé à 860€ par mois
pour une personne isolée - et je peux témoigner que 860€ par mois, c'est 240€ en moins que le stricte minimum pour s'en sortir quand on vit seul, je me demande combien de personnes en Belgique
sont comme moi en dessous de 1100€ par mois). Je viens d'ailleurs de trouver un article qui dit que la moyenne de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté en Europe est de 16%.


Un système qui efface aussi de plus en plus la donnée humaine en poussant à la surexploitation de la main d'oeuvre et à la délocalisation pour gagner plus d'argent, créant une société avec un
taux de chômage qui bat des records et des personnes qui se retrouvent à travailler pour presque rien au nom de la "compétitivité".


Un système qui arrive à faire considérer comme étant normal de ne pas venir en aide aux autres "parce qu'autrement l'économie s'effondrerait".


 


Très beau système, en effet.



the idiot 10/11/2010 10:27



Quels records de chômage? Le chômage n'existe même pas dans les autres types de régimes. On n'avait pas le choix, soit on bossait soit on se fait rosser par un quelconque vassal du seigneur ou
partisan. Oui, sous le régime féodal on s'en sortait sans doute mieux... Oui les différences se creusent, mais cependant le niveau de vie global s'élève - même les classes les pauvres pauvres
vivent mieux que celles du début du XXe siècle. Même les gens qui vivent sous le seuil de pauvreté sont mieux nourris. Le problème n'est pas le système en lui même, le problème réside dans la
répartition des richesses. C'est sûr que c'est scandaleux de voir quelqu'un se faire des millions en un mois et de voir des milliers de gens crever de faim. Mais c'est un problème qu'on n'a de
cesse de chercher à résoudre. Evidemment, chacun ayant des idées différentes sous la question c'est sans fin. Mais bon, en même temps, je sais pas si je mérite de gagner plus que quelqu'un qui
accepte le stress d'un boulot à haut salaire, qui fait les sacrifices personnels et prend ces responsabilités là. Moi, je suis bien avec mon boulot tranquille et mon salaire plutôt bas. Je vis
bien, j'en demande pas plus. Le problème n'est pas le système en lui même (bien qu'il n'existe aucun système parfait et que tous sont en constante évolution, se mouvant vers leur fin avant de
laisser place à autre chose) mais les gens qui sont au pouvoir qui gèrent les choses à leur avantage, ou peut être le problème est-ce le pouvoir lui même qui corromp ceux qui le détiennent?


Qui ne viendrait pas en aide aux autres? Tu vois, il y a quelques temps quand j'étais en vacances assez prolongées je me balladais assez souvent au Louvre et à chaque fois, dans ces immenses
couloirs et salles, je me disais mais putain on pourrait loger tous les SDF français ici. Mais non, on préfère regarder des tableaux accrochés aux murs. Tu préfères quoi?


Que de questions, les réponses ne sont jamais si simples.



coltrane 09/11/2010 19:00



ça fait plaisir de voir quelqu'un défendre le capitalisme pour une fois ! C'est effectivement grâce à ce système que le niveau de vie a été multiplié par 5 en 50 ans (à peu près). A propos du
pilon les bibliothèques le pratiquent aussi pour les mêmes raisons. Je crois que Hachette a un beau gros pilon (et un énorme entrepot) dans le 7-8. Pour ce qui est du 9-3 bienvenu au club, 
jy suis depuis 97 et je suis encore entier !



the idiot 10/11/2010 10:12



Je ne défends pas forcément le capitalisme, il y a des critiques à faire à ce système, mais celui de Cachou était un peu naïf comme je le disais. Tout système a ses aspects positifs et négatifs
et il faut être capable de faire la part des choses entre ce qui dépend du système lui même et de ce qui l'exploitent.


Oui, les bibliothèques pratiquent le déherbage c'est vrai. Mais c'est normal en fin de compte, on ne va pas tout garder. C'est marrant cette importance qu'on attache à l'objet-livre alors qu'au
fond, ce qui devrait nous importer ce sont les idées et non pas son aspect matériel. Une future bonne consquence de la dématérialisation des contenus culturels, le recentrage autour du fond
plutôt que de la forme?



Cachou 07/11/2010 23:56



Ben justement, c'est un truc que j'ai toujours eu du mal à comprendre, le fait de détruire par exemple les denrées alimentaires au lieu de les envoyer dans des pays qui pourraient éventuellement
en profiter, tout comme on fait avec les produits pharmaceutiques "périmés". Oh, je sais que cela fera un peu s'écrouler le système capitaliste, mais ce ne serait pas une si mauvaise chose...
J'aimerais bien savoir comment on justifie sur les banc d'école le fait de détruire des denrées alimentaires produites en trop grande quantité au lieu de les redonner dans des associations pour
personnes en difficulté, aux Resto du coeur, etc.


 


Ben fallait pas non plus se précipiter pour voir ça, parce que bon, "Diary of the dead", c'était déjà de la grosse daube...


 


Vu "Fair Game" ce soir. Film sacrément culotté, vrai critique ouverte, explicite, documentée et crédible du gouvernement Bush et de la guerre en Irak. Doug Liman a fait fort, il change carrément
de "carrière" là...



the idiot 09/11/2010 10:13



Diary of the Dead n'était pas si ultra mauvais que ça, c'était un film un peu lambda c'est sûr, mais à côté de Survival of the Dead c'était un vrai chef d'oeuvre. Son prochain
remake des Frissons de l'angoisse promet d'être particulièrement mauvais.


Quant au fait de détruire les denrées alimentaires, évidemment que c'est scandaleux, mais c'est comme ça que le système tient, tout a une valeur et le don réduirait celle-ci au néant. Ta critique
du capitalisme est un peu naïve pour le coup. C'est sûr que c'est un système imparfait - comme tous - mais tout ce que nous avons aujourd'hui découle d'un développement que l'on lui doit. Y
compris le cinéma ou l'internet. Nous profitons de ces choses parce que quelqu'un d'autre y rapporte gros.



CachouJu 06/11/2010 20:15



Mais les "neufs à prix réduits" ne sont pas là dès leur sortie, hein.


Je ne nie pas le rôle important du choix, en effet. Mais le prix des livres est exhorbitant (en Belgique c'est encore pire; j'ai commandé un livre jeunesse que je vais offrir et qui est déjà à
17€90 et j'ai dû le payer 20€30 parce que Dilibel augmente les prix pour une soi-disant taxe qui n'existe plus si j'ai bien compris). Et alors que je consomme plus que ma part en librairie en
temps normal, je ne peux plus pour l'instant. Et je suis vachement contente de pouvoir me permettre de temps en temps quand même une nouveauté grâce aux secondes mains, parce que ça devient
dur...


Par contre, il ne faut pas oublier que tu peux avoir aussi des passionnés en bouquinerie, qui font une sélection et mettent en avant certains livres et qui peuvent conseiller aussi. J'arrive
d'ailleurs à avoir plus facilement des conseils de mes bouquinistes que de mes libraires, simplement parce que certains libraires dans ma ville sont un peu guindés et pas très bavards
(sérieusement, il faut le faire pour réussir à ne pas être bavard avec moi)(pas parce que je saoule, mais parce que même des inconnus croisés dans la rue se mettent parfois à me raconter leur vie
sans que je ne comprenne pourquoi).


Disons que je suis dans une phase financière qui fait que ça fait très mal de me dire que des livres sont brûlés parce qu'invendus alors que moi au lieu d'être vendus un peu moins chers pour ceux
qui voudraient éventuellement en profiter et qui ne pourraient pas se permettre de les acheter neufs. Je n'ai même pas assez pour m'en acheter en seconde main (tous ceux que j'ai acheté
dernièrement ont été achetés grâce à des bons, reçus par une carte de fidélité bien pensée de ma bouquinerie et par revente de certains livres, chose qu'une librairie fait plus rarement).


 


"Buried", j'y suis allée avant d'en entendre parler, je ne savais pas à quoi m'attendre et j'ai été très surprise. Déjà, faut être doué pour réussir à tenir 1h30 de film dans un cercueil en
oppressant le spectateur sans le rendre malade pour autant (je suis claustrophobe, et j'ai tenu). Mais en plus le scénariste a glissé quelques critiques très acerbes dans le tas, et on ressort de
ce film plutôt dégoûtés (dans le bon sens du terme, parce qu'on nous a ouvert les yeux sur des trucs auxquels on ne pensait même pas).


 


"Pontypool", je pense que tu devrais vraiment aimer. C'est un film de zombies en huis-clos pendant lequel tu ne vois les zombies que durant 10-15 minutes. Il joue de manière très astucieuse sur
la tension du hors-champ, j'ai beaucoup aimé. Si tu as besoin d'une adresse magique, dis-le moi...



the idiot 06/11/2010 20:33



Malheureusement, les livres qui sont envoyés au pilon (et donc recyclés en papier et non pas brûlés) proviennent souvent d'erreurs des éditeurs qui ont fait des tirages trop importants de
bouquins dont personne ne veut. Je comprends ton incompréhension, mais ça se passe dans tous les commerces, les autres solutions équivaudraient à se tirer une balle dans le pied, y compris les
dons aux bibliothèques etc qui représentent des marchés publics importants et qui permettent à elles seules à certains libraires de faire certains choix parmis les produits qu'ils décident de
mettre en avant. C'est un métier du compromis, t'acceptes une condition pour forcer la main sur d'autres. Sans ça, toutes les librairies seraient forcées de mettre en avant les mêmes bouquins,
Levy, Musso, King, Nothomb... C'est comme les supermarchés qui foutent tous leurs produits à la poubelles dès la date de péremption. Ca parait scandaleux et j'étais de ton avis avant, mais bosser
dans le commerce te fait comprendre le revers de la médaille. Le fait est que pour certaines librairies, commander un titre est une décision importante. C'est un investissement, et si ce livre
n'est pas vendu il leur coûte de l'argent jour après jour. La façon dont fonctionne le commerce est très compliqué à piger de l'extérieur et c'est très dur à expliquer.


En matière de zombies j'ai eu ma dose avec le dernier Romero, Survival of the Dead, qui est une véritable daube. Bon je retourne à mon petit foie de veau, hein...



CachouJu 05/11/2010 10:26



En fait, c'est presque systématique pour les Points et les Folio (il y a un revendeur - le diffuseur ou l'éditeur? - qui passe régulièrement maintenant depuis un ou deux ans). Puis je sais par
exemple que si je veux un grand format, je l'aurais à un moment ou à un autre là, parce que le taux de rotation est incroyable. Mais comme je te le disais, c'est un autre type de public, celui
qui, comme moi en ce moment, ne peut pas se permettre d'acheter en librairie. Le tournaisien tient à ses librairie et les fait vivre. Sauf quand il n'a pas de quoi vivre...


 


OK, mais pas trop longtemps hein, parce que je n'ai plus que "Le pianiste déchaîné" et "R comme Rosewater" de lui à lire avant d'avoir épuisé tous les livres du monsieur que j'ai à disposition
(sauf si j'arrive à me faire offrir les deux Vintage que j'ai repérés à Bruxelles...).


 


Tu as eu l'occasion de voir "Pontypool"? Et "Buried"?



the idiot 06/11/2010 19:58



Pontypool j'en ai pas du tout entendu parler mais Buried ne me dit rien du tout. Pas trop envie de SF en ce moment niveau lecture, je suis sur de la littérature de début XXème.
Je te préviens dès que ça me reprend.


Pour en revenir aux librairies/solderies, c'est bien le problème ce que tu soulèves par rapport aux grands formats. Si les éditeurs soldaient tous leurs grands formats dès la sortie en poche on
serait dans une belle merde... C'est bien que les lecteurs puissent trouver leurs bouquins moins chers de temps en temps, mais c'est pas dans les solderies qu'on va exercer un vrai boulot de
libraire, c'est à dire de sélection des produits, on va finir par se contenter de ce que refilent les éditeurs et l'offre aura tendance à s'appauvrir. On va certes toujours tout trouver dans des
grosses librairies qui ont toutes les références en stock, mais le problème est justement qu'ils font le choix d'avoir tout, ce qui au final n'est pas un choix. Ce qui est justement intéressant
dans des petites librairies pointues est la sélection faite sur l'ensemble de l'offre éditoriale faite selon les goûts des libraires et les attentes de leur clientèle.