Une balle dans la tête

Publié le par the idiot

Die xue jie tou
(1990)
John Woo
Tony Leun, Jacky Cheung, Waise Lee

Une balle dans la tête 1



                A Hong Kong, en 1967, trois amis rêvent de faire fortune pour échapper à leur misérable existence. Ils passent leur temps à se saouler et à se battre jusqu'au jour du mariage de l'un d'entre eux. L'heureux événement cède la place au drame et les trois amis se voient obligés de partir au Vietnam, plongé en pleine guerre, pour cheminer de la drogue vers un revendeur local. Commence alors un long périple au cours duquel leur amitié sera souvent mise à l'épreuve.
                Tourné entre The Killer et A toute épreuve, Une balle dans la tête marque l'apogée de la carrière de John Woo. Film à la fois très personnel - Woo y ressasse ses thèmes de prédilection que sont l'amitié, la loyauté et l'absurdité de la violence - et à grand spectacle, le réalisateur emblématique du cinéma HK réussit à tenir un équilibre fragile tout au long de son récit. Malgré la multiplicité des épisodes et des lieux le spectateur ne décroche jamais et l'histoire avance inlassablement vers une sombre conclusion.
                Les scènes d'action sont mises en scène et chorégraphiées avec maestria ; gunfights, corps à corps, carnage massif, on a droit à du John Woo pur jus pendant plus de deux heures. Les scènes dramatiques sont quant à elles à la hauteur du Syndicat du crime, avec un casting génial dont Tony Leung (In the mood for love), Jacky Cheung et Simon Yam, tous les trois aux débuts de leurs carrières respectives. Enfin, la photographie sublime confère au film une atmosphère funèbre évoquant une nostalgie et une profonde tristesse peu présentes dans le genre et qui renforcent le sentiment de pessimisme qui se dégage d'Une balle dans la tête.

Publié dans Cinéma

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Sekateur 23/01/2010 16:45


Je me souviens très bien de ce film. J'en ai retenu l'aspect original, et un peu bordélique, et surtout une certaine amertume envers l'amitié trahie...


the idiot 24/01/2010 11:28


L'amitié est au coeur de la plupart des films de John Woo et la façon dont c'est traité ici est vraiment intéressante.


Bruce Kraft 23/01/2010 10:39


De toute façon John Woo n'a jamais eu de mal à avouer ses références ciné style Melville ou Cimino...


the idiot 23/01/2010 10:51


Oui, mais depuis quelques années on dirait qu'il s'inspire plus d'un Luc Besson que d'autre chose!


Bruce Kraft 16/01/2010 14:25


N'oublies pas que la référence ultime de Woo pour ce film reste le film "Voyage au bout de l'enfer" dont il s'inspire allègrement!


the idiot 17/01/2010 11:03


C'est vrai, avec l'histoire de mariage et la partie dans le camp de prisonniers, mais sinon il s'en éloigne pas mal. C'est clairement une référence en tout cas.


coltrane 15/01/2010 13:01


ça donne bougrement envie de le voir ! mais ça va encore être galère pour le trouver...tiens ils ont repassé In The Mood for Love hier soir sur une chaîne de la TNT. Moi j'ai eu la chance de le
voir à l'époque à la Pagode qui venait juste de réouvrir...


the idiot 16/01/2010 09:49


Au cinéma ça doit vraiment envoyer. Une balle dans la tête doit se trouver assez facilement sur le net.