Top 10 2010

Publié le par the idiot

Top 10 des sorties cinéma en France 2010

 

Et oui, chers amis, c'est de nouveau cette époque de l'année où l'on fait le bilan des diverses manières qu'on a trouvé de perdre son temps tout au long de l'année et, dans le paquet de chiures vues au cours de ces douze derniers mois, il  n'a pas été bien difficile de façonner un petit top 10. Je le trouve de manière générale moins riche que celui de 2009, mais bon... en espérant mieux pour l'année prochaine. En cliquant sur les images, vous retomberez évidemment sur les articles publiés au cours de l'année.

 

 

1. Le Guerrier silencieux (Nicolas Winding Refn, 2009)

 

Valhalla Rising

 

2. Le Soldat Dieu (Koji Wakamatsu, 2010)

 

Le Soldat Dieu

 

3. Toy Story 3 (Lee Unkrich, 2010)

 

Toy Story 3

 

 

4. Kaboom (Greg Araki, 2010)

 

Kaboom

 

 

5. Bad lieutenant : Escale à la Nouvelle-Orléans (Werner Herzog, 2009)

 

Bad Lieutenant

 

6. A Serious Man (Joel & Ethan Coen, 2009)

 

A Serious Man

 

7. L'Illusionniste (Sylvain Chomet, 2010)

 

L'Illusionniste

 

 

8. Fantastic Mr Fox (Wes Anderson, 2009)

 

Fantastix Mr Fox

 

9. Piranha 3D (Alexandre Aja, 2010)

 

Prianha 3D

 

10. Tournée (Matthieu Amalric, 2010)

 

Tournée

Publié dans Cinéma

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Marc Shift 05/01/2011 13:01



En même temps y a pire comme influences, mais bon je vois pas trop les convergences entre Orange Mécanique et Bronson, visuellement ça n' a pas grand chose à voir et les thématiques sont encore
plus éloigné, à part que les 2 traitent de la violences (et encore ce n' est pas la même).


Idem pour les 2 films dont tu parles je n' ai pas beaucoup cherché mais je finirais par les trouver......



the idiot 05/01/2011 20:40



Je suis d'accord, le rapprochement se limite à la mise en scène et l'instrumentalisation de la violence. Mais même la façon dont les deux réalisateurs mettent celle-ci en scène diffère
radicalement. Beaucoup de gens comparent les deux mais sans vraiment l'argumenter, je ne sais pas trop d'où vient cette idée. On n'a peut être tout simplement pas l'habitude de voir des
réalisateurs aussi visionnaires alors on s'accroche à un point de comparaison ancré dans la conscience collectif sans chercher à comprendre plus que ça. La belle société de la consommation
rapide...



Marc Shift 04/01/2011 21:25



Trilogie Pusher : vu - Une bombe, visuel et en therme d' écriture


+ Gambler documentaire scénarisé sue le réal - Surprenant


Bronson  : vu - J' ai vraiment beaucoup aimé le chaos de ce film, film qui lui n' a rien de chaotique, pas la bombe absolu (peut être du au choix narratif, mais j' ai pas vraiment mis le
doigt sur le petit truc qui manque).


Bientôt Le guerrier silencieux, mais même si je ne suis pas le plus grand connaisseur de ciné, j' avoue que le ciné de Refn est celui qui m' a le plus captivé parmis les jeunes réal (devant
snyder que j' aime beaucoup, je sais personne n' est parfait).



the idiot 05/01/2011 10:35



Oui les Pusher sont excellents, tous trois très différents mais complémentaires. Et on y découvrait le génial Mads Mikkelsen. Apparemment Bleeder et Inside Job valent
aussi le coup d'oeil mais ils sont plus durs à trouver. Toujours est-il que oui, c'est un des jeunes réalisateurs qui montent qui m'intéresse beaucoup et je trouve que les comparaisons avec
Kubrick sont à côté de la plaque. A part Brosnson qu'on pouvait rapprocher d'un Orange mécanique, leurs films n'ont franchement rien en commun.



Cachou 03/01/2011 11:29



Je ne peux pas plus argumenter que ça parce que ça fait quelques mois que je l'ai vu et qu'il ne m'a ni plu ni marquée, donc je ne peux pas donner de bons arguments, je peux juste te dire que
cette idée ne vient même pas de moi mais que la personne qui m'en a parlé m'a complètement convaincue quand on en avait discuté.
Maintenant, je te rappelle que je ne suis pas du type à ne voir que des films préformatés, donc ça serait gentil de ne pas m'inclure dans cette manière pas très agréable que tu as de cataloguer
les spectateurs (tous les gens ne sont pas des cons, et dans les amateurs d'"Inception", il y a aussi des personnes qui connaissent le cinéma, et autre chose que celui préformaté, donc ce n'est
peut-être pas un bon exemple)... Tout comme "Bronson", qui m'avait plus plu mais pas tant que ça au final, m'a semblé être un film très m'as-tu-vu, dont le style ne semblait pas "personnel" mais
adapté d'autres réalisateur et pas... naturel, je ne sais pas comment le dire, c'est comme si le réalisateur essayait de parler par la bouche d'un autre, celui-ci aussi m'a semblé brouillon,
partant dans tous les sens, pas assez réfléchi dans sa construction. J'ai eu l'impression d'un montage non personnel, d'un film qui veut montrer plus qu'il ne montre. D'une expérience dont tu
comprends le but mais qui ne l'atteint pas. Le concept est là, mais il n'est pas appliqué.



the idiot 03/01/2011 22:18



Je ne t'incluais pas du tout dans ce groupe de personnes, arrête d'être susceptible à ce point. Et je n'ai jamais dit que les amateurs d'Inception ne connaissent rien au cinéma. Si tu me
relis tu verras que ce que j'ai dit en d'autres termes c'est que j'en ai franchement marre d'avoir des débats avec des gens qui posent des affirmations sans les argumenter, ça ne m'intéresse pas.
Tel ou tel chose est le meilleur film de tous les temps, et bla bla bla c'est le pire de ce qu'on peut faire et trouver sur le web. C'est facile d'affirmer n'importe quel propos, le dernier des
imbéciles en est capable. Internet m'intéresse parce qu'il est un vecteur d'information incomparable, une possibilité d'éducation personnelle sans précédent. Tout dépend de ce que les
utilisateurs voudront en faire et de l'honnêteté intellectuelle qu'ils y apporteront.


 


En ce qui concerne Bronson, tu parles d'un film "qui veut montrer plus qu'il ne montre". Mais n'est-ce pas justement là l'intérêt du personnage? C'est quelqu'un qui se met en scène du
début à la fin de sa vie. Et l'intelligence de Refn est d'avoir adapté l'histoire de Charles Bronson à sa propre vie en incluant de nombreux détails autobiographique. L'artiste met toujours en
scène son vécu et c'est exactement ce que dit le réalisateur au travers de sa mise en scène tout en mettant en avant la nature trouble de l'image. Quelque part, il est en train de mettre en scène
sa propre vie au travers de ce récit, son propre rapport à la violence, mais jamais il n'y aura d'objectivité, jamais l'image cinématographique ne sera honnête et ne montrera tout justement parce
qu'elle dépend de choix de mise en scène et donc d'un biais. C'est un peu comme La Corde si tu veux. Le génie d'Hitchcock c'est de faire un exercice de style complètement gratuit en
prenant comme sujet un meurtre tout à fait gratuit.


 


Au passage, tu changes de sujet. Donc j'y reviens. De quels tableaux, ou de quelles influences artistiques s'inspire Refn quand il tourne Le Guerrier silencieux? Quand on parle de
Barry Lyndon on renvoie toujours à certains peintres, si on veut aborder d'autres réalisateurs d'influence picturale on peut citer John Ford dont les films renvoient de manière évidente
au peintres américains du XIXe qui ont représenté la conquête de l'Ouest, notamment la Hudson River School. Mais pour Refn je ne vois pas. Ces gros plans avec ciel orageux et collines burinées en
arrière plan filmés en scope ne me rappellent pas de peinture en particulier, le grain de l'image ne me fait pas penser à la peinture comme le faisait Sokurov de manière incroyable dans Mère
et Fils. C'est quoi dans ce cas? La longueur des plans? Le film me semble plutôt s'inspirer des rythmes lancinants de textes religieux et autres ritournelles. C'est un peu le om du
bouddhisme, une longue méditation.



Cachou 03/01/2011 10:50



Mais je l'ai trouvé très froid ce film de mon côté, encore plus que Kubrick justement. Cette recherche esthétique du "tableau", la manière de construire les plans, c'est ça qui me fait penser à
Kubrick, mais j'ai trouver le montage plus hasardeux et moins fluide que chez Kubrick qui, si je ne l'aime pas, m'a quand même semblait enchaîner fluidement les choses dans la majorité de ses
films. Le Guerrier silencieux, lui, ne m'a pas du tout émue et m'a paru d'une froideur glaçante...


Moi j'adore le Daajerling limited (zut, la fenêtre de réponse cache la manière dont tu l'as écrit et je ne sais jamais comment l'écrire, j'espère que j'ai tapé juste), 4ème dans ma préférence
(Aquatic Life, La Famille Tenenbeum et Rushmore sont avant pour moi).


J'ai aussi dû mettre des films "faute de mieux" (et je ne suis pas arrivée à 10), c'est la première fois qu'il m'est si difficile d'établir un top 10 je dois dire.


"Poetry" n'est pas bien? J'avais prévu d'aller le voir, j'en ai lu beaucoup de critiques positives pourtant (idem pour Achile, mais là pas la possibilité de le voir, faudra que j'opte pour une
"autre" solution)(j'ai réussi à trouver "Takeshi's", je devrais aussi trouver celui-là)(il m'intrigue).



the idiot 03/01/2011 11:20



Poetry c'est gentillet, ça se laisse regarder, tu passes un bon moment mais rien de neuf. Mais dire que le film de Refn ressemble à celui de Kubrick parce qu'il fait des longs plans
contemplatifs qui ressemblent à des tableaux ça ne veut rien dire, Kubrick n'a rien inventé en faisant cela. Il ne s'est jamais attaqué à ce genre de sujet, de faux prophète, de foi... Maintenant
beaucoup de gens n'apprécieront pas le film parce qu'ils sont trop habitués à la manière quasi obligatoire de faire des films qui est en vogue aujourd'hui et que dès que quelqu'un fait quelque
chose de différent c'est vu comme une erreur. Bref, j'ai pas envie d'avoir un autre débat à la Inception où on me sortait comme argument que le film était bien parce qu'un film peut être
intelligent sans être prise de tête ou entendre des trucs dignes de la presse du style le guerrier c'est comme le monolithe de 2001, ça veut rien dire. Tu soulignes justement que son
montage est différent que celui de Kubrick, et si c'était une volonté plutôt qu'une faute? La narration est davantage pasolinienne qu'autre chose et ne ressemble à rien de ce qu'à fait Kubrick
avec cette série de cercles qui deviennent de plus en plus étroits autour des personnages pour les amener dans la folie.



Cachou 03/01/2011 09:44



Je connais un peu plus de films de ton top cette fois. Par contre, je suis aussi étonnée par la présence de certains films ("Toy Story 3", que j'ai trouvé mignon mais bon quoi, voilà, rien de
transcendant non plus, je ne comprends pas tout le foin autour de ce film...)(idem pour "Fantastic Mr Fox", que j'ai trouvé mimi tout plein, amusant dans sa critique, mais bon, c'est de loin le
Wes Anderson que j'ai le moins aimé)(mais surtout le premier. Un ami m'a fait très justement remarquer que le réalisateur essayait de faire de Kubrick en s'emmêlant les pinceaux, et le résultat
me semble plutôt brouillon au final, surtout la fin).
Je vais pouvoir voir "Kaboom" bientôt, il passe dans le cycle d'art et essais (mieux vos tard, toussa).



the idiot 03/01/2011 10:42



Toy Story: mise en scène géniale, traitement approfondi des thèmes et honnêteté intellectuelle vis à vis d'un public visé que 95% des films prennent pour des abrutis.


 


Fantastic Mr Fox: c'est pas le meilleur Wes Anderson, mais je le préfère largement au Darjeeling Limited par exemple. Je pense que les trois derniers films du top ne sont pas
exceptionnels, mais faute de mieux je suis bien obligé de mettre ceux-là. Je les ai trouvé meilleurs que les autres films lambda que j'ai pu voir cette année du style Poetry ou
Achille et la tortue. Et si j'avais mis le Bergman inédit ç'aurait été de la triche ;) De toute façon il faut se rendre compte qu'on est limité à poignée de très bons films par décennie.
J'ai pensé à faire une liste de top 10 par décennie en commençant en 1921 et allant jusqu'à 2010. Peut-être un de ces jours...


 


Pour ce qui est du Guerrier silencieux, est-ce que tu pourrais au moins argumenter cette idée comme quoi Refn "essaye de faire du Kubrick et s'emmêle les pinceaux"? Je l'ai ressenti
comme un film beaucoup plus spirituel et intense que n'importe quel film de Kubrick et pour quelqu'un comme toi qui n'aime pas la froideur clinique de ce réalisateur j'aurais pensé que tu aurais
senti cette différence.