The Limits of control

Publié le par the idiot

The Limits of Control
(2009)
Jim Jarmusch
Isaach De Bankolé, Paz de la Huerta, John Hurt

The Limits of Control



                Hmmm, l'histoire... Voyons voir. Nous avons un tueur à gage. A défaut de tuer quelqu'un, il tue le temps à Barcelone à commander des expressos à une terrasse de café. Il y a aussi une jolie femme nue qui le harcèle, se pointant nue dans sa chambre d'hôtel, désirant coucher avec lui. De temps en temps quelqu'un lui donne un message codé de plus, venant apporter une pièce de plus au puzzle.
                On se dit alors l'oncle Jim nous refait le coup de la solitude du tueur, sujet quelque peu éculé et déjà bien développé dans Ghost Dog. On se demande où l'on va, pourquoi Isaach De Bankolé fait du yoga dans sa chambre d'hôtel, et peu à peu, la magie prend. Cadrages décentrés, plans répétés, symétrie, Jarmusch met en place une esthétique grandiose et signe sans doute avec The Limits of control sa mise en scène la plus intéressante. Quelques défauts par ci, par là, mais dans l'ensemble le film est une réussite du point de vue visuel avec une photographie somptueuse et le motif discret du mouvement qui scande un rythme lent et monotone.
                Le sujet principal du film n'est autre que l'art. A force de citations et de références on le comprend progressivement, tout comme notre héros de tueur lors des moments passés au musée. Autre indice qui renvoie à ce thème ; la plus belle scène du film, celle de la répétition de flamenco qui prend la forme d'un éternel recommencement qui hypnotise aussi bien le tueur que le spectateur. Film cubiste d'après le réalisateur, peut-être bien. Les raisons du meurtre sont multiples, et le personnage joué par De Bankolé en est l'incarnation, mais il ne comprend parfaitement aucune de ses propres facettes. Un film abstrait donc. Sans compromis aussi, à l'image de la bande originale lorgnant du côté du drone-metal et de cette foutue rationalité que Jarmusch envoie au diable.

Publié dans Cinéma

Commenter cet article

Bruce Kraft 25/12/2009 16:20


Black wedding? lol!! Quand je dis mélodie, c'est vraiment subjectif selon leur propres termes!!


the idiot 25/12/2009 18:09


C'est un mélodie à grande échelle quoi...


Bruce Kraft 24/12/2009 12:36


Je te souhaite encore un Joyeux Noël mec!!!


the idiot 24/12/2009 14:15


Mais c'est gentil ça! Bon même si j'aime pas trop noël lol... Toi aussi passe de bonnes fêtes. On va essayer de fourrer quelques dindes.


Bruce Kraft 24/12/2009 11:28


Sleep? Oui c'est un groupe de stoner..je connais surtout l'album "Jerusalem" qui est génial!! Je suis assez varié dans mes goûts musicaux!! Sunn 0))) est génial même si il faut accrocher au
concept: de la mélodie dans le bruit!!!


the idiot 24/12/2009 12:29


Ben l'autre jour j'écoutais Black Wedding et j'avoue que la mélodie je l'ai pas trop décelée.


valerie 23/12/2009 14:26


Je parlais du groupe de rock My Bloody valentine!


the idiot 23/12/2009 16:55


Là je comprends mieux. Bon, Sunn O))) c'est légèrement plus extrème quand même, mais on en entend pas trop dans le film, surtout une note par ci par là.


Sekateur 22/12/2009 20:31


Ça a l'air space comme délire...


the idiot 23/12/2009 10:00


Ouais plutôt. Ca prend un peu de temps à rentrer dans le film, mais une fois que t'y es c'est très bon.