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Publié le par the idiot


En attendant ma rupture avec le cinoche ricain…

 

Conan

 

Chroniques d’un voyage dans les méandres de la culture

vol. 8

 

Ça fait un bail me direz-vous, mais en tout cas ce n’est pas à cause d’une multitude d’excellents films venant d’arriver dans nos salles obscures que je garde le silence. Vous en avez vu beaucoup des bons films cette année, vous ? Si oui, on doit plus ou moins vivre dans des univers parallèles, parce que j’ai beau fouiller dans les tréfonds de ma mémoire (pas toujours très fiable), au bout du compte les films vraiment marquants se comptent sur les doigts d’une main de Bart Simpson.

Valhalla RisingTrois de ces œuvres, j’en ai déjà parlé ici même. Il s’agit du magnifique film d’animation de Sylvain Chomet, L’Illusionniste, adapté d’un scénario original écrit par Jacques Tati, du remake hallucinant du Bad Lieutenant d’Abel Ferrara orchestré par nul autre que ce bon vieux fou de Werner Herzog ; Bad Lieutenant : Escale à la Nouvelle Orléans, et pour finir, du trip métaphysicobarbarisant de Nicolas Winding Refn, Le Guerrier silencieux, sombre cauchemar lorgnant davantage du côté du 2001 : L’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick que d’un Conan le barbare ou d’un Treizième guerrier (de John Milius et John McTiernan respectivement), mes deux références jusqu’à là en termes de mecs chevelus maniant le glaive à deux mains.

A bien y regarder, on a une production anglaise réalisée – ou animée – par un Français, une production anglo-britannique réalisée par un Danois, et un seul film américain, réalisé par… une des grandes figures de la nouvelle vague allemande. En 2009, le cinéma ricain nous a quand même offert quelques perles dont le très hollywoodien Funny People de Judd Apatow (2010 manque d’ailleurs cruellement de la bande à Farrell), et les bombes indés qu’étaient Wendy and Lucy de Kelly Reichardt, The Limits of Control de Jim Jarmusch et pour finir Tetro du génial Francis Ford Coppola. Que font les cinéastes d’outre-atlantique depuis le début de l’année ? En attendant les prometteurs Tree of Life de Terrence Malick et The Expendables de Sylvester Stallone, on n’a pas eu grand-chose à se mettre sous la dent hormis quelques super-productions faisandées du style Prince of Persia (qui laisse tout de même un drôle d’arrière goût) et des remakes tout pourris dont le pas terrible Vendredi 13 de l’humble faiseur qu’est Marcus Nipsel (désormais aux manettes du nouveau Conan prévu pour 2011).

 

Dirty Diaries

Bref, pas grand-chose de bien bandant à l’horizon alors on se laissera aller voir Inception sans grande conviction d’ici quelques jours (désolé, mais je ne suis toujours pas convaincu que l’ami Chrisptopher Nolan soit un visionnaire), et puis si je suis vraiment en manque, qui sait, peut être que je retournerai prendre une dose de Dirty Diaries, collection de 12 courts-métrages pornographiques suédois dont quelques uns recèlent d’un certain potentiel érotique.

Tournée 2Pour en revenir aux bons films que j’ai vus jusqu’ici en 2010, tout en restant dans une certaine forme d’érotisme, il faut citer la nouvelle réalisation de Mathieu Amalric, que je ne connaissais jusqu’à là qu’en tant qu’acteur. Sa prestation dans Rois et reine d’Arnaud Desplechin m’avait déjà beaucoup impressionné, mais la qualité scénaristique et la mise en scène de Tournée m’ont franchement laissé sur le cul. Racontant la vie d’une troupe de danseuses de new-burlesque, Amalric nous fait partager des tranches de vie à la manière d’un John Cassavetes, tirant un portrait plein de vitalité de ses personnages et d’un univers en marge du monde monotone dans lequel la plupart d’entre nous évoluons (oui c’est déprimant à dire, mais tellement vrai). Un film très rafraîchissant aux chorégraphies splendides, à la fois drôle et émouvant que je vous conseille fortement d’aller voir.

The GetawayBon, en vrai, je vous rassure. Aucune chance que je m’amuse à payer un abonnement aux Cahiers du cinéma, ni même à acheter un numéro d’ailleurs. Déjà que grâce à mon abonnement aux cinémas Gaumont j’ai la chance de recevoir le torche-cul qu’est Première gratuitement tous les mois… Mais bordel, fallait que je pousse un coup de gueule parce que je veux qu’on me rende mon cinéma américain. Celui qui ose, qui fait sauter ses propres codes et qui porte un regard intelligent sur la société dans lequel il s’inscrit. Celui qui se fiche du politiquement correcte, qui rentre en plein dans les conventions et qui les emmerde bien profondément. On nous dit que Carpenter va faire son grand retour (bon la rumeur revient tous les dix-huit mois) et c’est très bien, mais où est donc la relève ? Le cinéma ne peut pas être aussi moribond qu’il le paraît, il doit bien avoir un ou deux bons films qui se cachent derrière les Robin des bois et autres suites et remakes insipides, non ? En attendant de trouver, je sens une petite crise de Peckinpah pointer son nez. Ça ne fait jamais de mal, après tout.

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Commenter cet article

Cachou 03/08/2010 00:18



Ben fin du badinage commentaireux ici, parce que là c'est moi qui suis sans réponse...



the idiot 03/08/2010 00:25



Ouais, je crois que la conversation touche à sa fin.



Cachou 02/08/2010 23:54



C'est pas faux


(m'enfin, faut que tu aies lu mon autre commentaire avant pour comprendre...)



the idiot 03/08/2010 00:16



C'est fait.



Cachou 02/08/2010 23:37



Du tout


Moi, je suis plus dans les remarques sans sous-entendus et dans les trucs très sages.



the idiot 02/08/2010 23:53



J'ai pas dit le contraire.



Cachou 02/08/2010 23:11



moi? Titiller? Jamais voyons, où vas-tu chercher cette idée???



the idiot 02/08/2010 23:26



C'est vrai que ce n'est pas ton genre.



Cachou 02/08/2010 21:05



Ou c'est moi qui l'ai été trop



the idiot 02/08/2010 23:06



Ca va, je sentais quand même que tu me titillais là dessus...