Phantom of the Paradise

Publié le par the idiot

Phantom of the Paradise
(1974)
Brian De Palma
William Finley, Jessica Harper, Paul Williams

Phantom of the Paradise



                  Swan, magnat du rock'n'roll mégalomane et patron du label Death Records, projette d'ouvrir la salle de concert ultime mais bute depuis toujours sur la programmation, notamment en ce qui concerne la soirée inaugurale. Un jour, le compositeur Winslow Leach passe une audition, présentant un opéra rock adapté de la légende de Faust. Swan cherche à lui voler les partitions et à se débarrasser du musicien crédule mais lorsque celui ci fera son retour, sa vengeance n'en sera que plus terrible.
                  Relecture rock'n'roll de Faust, mais aussi du Fantôme de l'opéra (évidemment) et (plus étonnant) du Portrait de Dorian Gray, De Palma s'amuse comme à son habitude avec Phantom of the Paradise à multiplier les références et à embrouiller ses spectateurs. Au niveau cinématographique les chorégraphies rappellent les ballets grandioses mis en scène par Busby Berkeley au cours des années 1930, mais les décors renvoient quant à eux à des sources variées allant des films de science fiction des années 1950 à l'expressionnisme allemand du temps du muet.
                  Servi par une bande originale composée spécialement par Paul Williams (dont les partitions sont devenues des tubes à travers les voix de Frank Sinatra, Elvis Presley ou encore Barbara Streisand), Phantom of the Paradise est aussi une attaque en règle contre le fonctionnement cynique du show-business, un milieu géré par des hommes aux ambitions démesurées et dont le narcissisme n'a d'égal que leur avidité. On notera aussi la prestation de Jessica Harper, future héroïne du Suspiria d'Argento, dans un de ses premiers rôles au cinéma.

Publié dans Cinéma

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