Les Frissons de l'angoisse

Publié le par the idiot

Profondo rosso
(1975)
Dario Argento
David Hemmings, Daria Nicoldi

Les Frissons de l'angoisse



             Marcus Daly, un pianiste de jazz anglais, séjourne en Italie pour raisons professionnelles lorsqu'il devient le témoin principal du meurtre sauvage d'Helga Ulmann, une médium qui donne une série de conférences à Rome sur ses dons télépathiques. En tant qu'unique piste pour découvrir l'identité du tueur il en devient rapidement la proie et l'apparent désintérêt de la police locale le pousse à mener lui-même l'enquête avec l'aide de Gianna Brezzi, une jeune journaliste ambitieuse.
             Reprenant l'architecture de son premier long métrage, L'Oiseau au plumage de cristal, Dario Argento persiste et signe dans son style particulier d'esthète du morbide, filmant des meurtres sanglants avec un plaisir quelque peu sadique et ébauchant une glorification du gore qui peut mettre mal à l'aise. Si Les Frissons de l'angoisse
peut traîner parfois en longueur ce n'est que pour développer plus en profondeur les nombreux personnages et, grâce à un contraste au niveau rythmique, mettre en place une poignée de scènes au suspense haletant.
             Rarement Argento a-t-il aussi bien joué avec les attentes de son spectateur qu'il manipule de bout en bout du récit. Il distille une multitude de clefs pour résoudre l'énigme, et ce dès les toutes premières scènes du film, mais le spectateur mord irrémédiablement à l'hameçon tandis que le maître du macabre le conduit lentement à la résolution qui se trouvait sous son nez depuis le début. Une mis en scène classieuse et une des meilleures bandes originales signées par le groupe Goblin donnent la touche finale à l'un des chefs d'oeuvre du giallo.

Publié dans Cinéma

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fred dj 27/02/2010 23:11


Un vrai chef d'oeuvre ce film!!!


the idiot 27/02/2010 23:20


Encore des têtes qui explosent, cette fois sous la pression de pneumatiques...


Sekateur 24/02/2010 22:29


J'aime beaucoup ce film, vraiment très réussi dans son genre. Ce que je regrette, c'est le jeu déplorable de Macha Meril, elle ne reste que quelques minutes à l'écran, mais sa performance est
tellement grotesque, qu'elle fait vieillir le film de 30 ans d'un seul coup. Bon, l'ensemble a un cachet retro très prononcé, mais sans cette médium à 2 cts, cela aurait mieux vieilli... je suis
sévère avec elle, peut-être, mais elle me gâche un peu le plaisir. Sinon, pour le reste, tout est très bien mené, un peu lent c'est vrai, mais le scénario, assez particulier, construit un peu comme
une voie ferrée, est vraiment très bon.


the idiot 25/02/2010 10:54


Ah mais le mauvais jeu d'acteur fait partie du charme des films d'argento! Un peu comme les trous béants dans le scénario et le côté un peu (voir super) kitsch. Le seul truc qui m'énerve vraiment
chez Argento est quand il s'obstine à filmer sa fille à poil. Même si c'est une jolie femme, c'est malsain.