El Mercenario

Publié le par the idiot

Il mercenario
(1968)
Sergio Corbucci
Franco Nero, Tony Musante, Jack Palance

El Mercenario



           Un péon mexicain, le jeune et fougueux Paco Roman, se rebelle contre les hommes d'état qui dirigent la mine dans laquelle il travaille. Embarqué par ses actes dans une révolution à laquelle il adhère sans y comprendre grand chose, il est rapidement dépassé par l'ampleur des événements qu'il a déclenchés. Il rencontre alors par chance un mercenaire qui se fait appeler le Polack. Alors que celui-ci accepte de l'aider moyennant rétribution, l'énigmatique Curly se dresse sur leur route, motivé en un premier temps par sa cupidité puis par une soif de vengeance.
           Avec El Mercenario, Sergio Corbucci lance la vague du western Zapata, sous-genre qui s'attache à dépeindre les événements de la révolution mexicaine du début du vingtième siècle auquel participera notamment Sergio Leone avec le très émouvant Il était une fois la révolution en 1971. S'écartant des thèmes traditionnels de la frontière et de la conquête de l'Ouest, le western Zapata se concentre davantage sur la prise de conscience idéologique (ou son absence) chez ses personnages, une question soulevée par l'opposition très intéressante de la naïveté de Paco et le cynisme du Polack.
           Interprété avec brio par Musante, Palance et le grand Franco Nero, dynamisé par l'excellente bande originale signée Ennio Morricone (sans qui le cinéma italien n'aurait décidemment pas été le même), El Mercenario regorge de scènes marquantes et d'images baroques. La mise en scène de Corbucci, qui use à outrance d'angles de prise de vue violents et de cadrages révélateurs, apporte au film une certaine gravité qui s'oppose au ton léger et parfois comique du récit, mêlant ainsi la vérité historique d'une période sombre à des pures qualités de divertissement.

Publié dans Cinéma

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