Les Quatre de l'apocalypse

Publié le par the idiot

I Quattro dell'apocalypse
(1975)
Lucio Fulci
Fabio Testi, Lynne Frederick, Tomas Milian




                 On réduit souvent Fulci aux films de zombies qui ont fait sa gloire, mais même si L'Au-delà ou L'Enfer des zombies figurent parmi ses meilleures réalisations, le Godfather of Gore est avant tout un grand touche à tout ayant mis en scène aussi bien des comédies que des giallos en passant par le western. Loin des sentiers battus du genre, avec ce Quatre de l'apocalypse, Lucio Fulci nous offre un western vraiment très surprenant de bout en bout, évitant les nombreux clichés émaillant westerns italiens et américains.
                 Le film commence à Salt Lake, petite ville de l'Utah où Stubby, un joueur (tricheur) de poker interprété par le génial Fabio Testi se retrouve rapidement emprisonné avec Bunny, une prostituée enceinte, Butt, un homme noir qui pense voir les morts, et Clem, un ivrogne au grand coeur. Ils seront les seuls survivants à la grande purge qui va se dérouler cette nuit là à Salt Lake et se retrouveront piégés ensemble dans la fuite. Sur leur chemin ils vont rencontrer le sadique Chaco, une rencontre qui va sceller le destin des cinq personnages.
                 Le film aborde des thèmes assez rares pour le genre. Il est difficile de ne pas y voir une allégorie du monde contemporain, celui des années 70. Il y a Clem et Chaco, deux sortes de hippies au far west, le premier style Joe Cocker, le deuxième plutôt Charles Manson. Ils sont à la marge de la société, puis il y a la drogue et cette musique, sorte d'émulation Pink Floydienne qui berce tout le film. Il y a aussi de très belles scènes, notamment la naissance de l'enfant de Bunny dans ce village enneigé, peuplé uniquement d'hommes hors la loi.

Publié dans Cinéma

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Bruce Kraft 30/07/2009 13:50

Franchement ton stock de films oubliés ( à tort!) est ahurissant...continues je me régale !!

the idiot 30/07/2009 19:27


Merci. Ca fait plaisir de découvrir et de partager. Le cinéma est un art tellement vaste et riche que je trouve ça dommage de s'arrêter à la partie visible de l'ice-berg.