Meurtres à la Saint Valentin

Publié le par the idiot

My Bloody Valentine
(1981)
George Mihalka
Paul Kelman, Lori Hallier, Neil Affleck





             Alors qu'il y a quelques semaines sortait le remake de ce petit bijou oublié des années 1980, surfant sur la vague quelque peu douteuse de la troisième dimension comme ont pu le faire quelques suites des aventures de Jason Voorhees avant de se ramasser méchamment au box office, force est de constater que
My Bloody Valentine tient plutôt bien le coup, même trente ans après sa sortie en salles. Après les succès de slashers ancrés autour de fêtes populaires comme les oeuvres maîtresses que sont Halloween de John Carpenter ou Black Christmas de Bob Clark et, dans une certaine mesure, Friday the 13th de Sean S. Cunningham (ayant tous faits l'objet de remakes ces dernières années), la Paramount n'a rien trouvé de mieux que de lâcher un bon petit psychopathe de derrière les fagots le 14 février.
             Mais attention, il ne s'agit pas de n'importe quel psychopathe. Harry Warden fut victime de l'incompétence de ses collègues (ça peut arriver à n'importe qui) au soir de la St Valentin en 1961. Devenu fou, un an plus tard il revient à la ville et se venge, menaçant les habitants de revenir et tuer encore si l'envie de faire la teuf leur reprend. Vingt ans se sont écoulés, nous voici en février 1981 (la sortie du film était prévue depuis longtemps pour le 13 février 1981) et le maire de la ville s'est décidé a organiser un bal pour la première fois depuis la sanglante tragédie. C'est ainsi que les massacres commencent.
             Fait étrange, la mort de John Lennon a eu une grande influence sur le film. Son assassinat se déroula vers le milieu de la production et les foudres du MPAA (l'organisation américaine chargée de catégoriser les films) se sont abattues sur My Bloody Valentine, forçant le réalisateur à couper toutes les scènes gores pour espérer une sortie en salles, faisant du film le bouc émissaire de la violence produite par une société qui sortait à peine de 35 années de guerre. Malgré cette boucherie le film demeure intense et repose sur une histoire d'amour en parfait accord avec son thème et une réalisation tout à fait honnête qui lui ont permis de conquérir son rang de film culte.

Publié dans Cinéma

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